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 s3Cours de soutien, de vacances, répétitions, remise à niveau...Les parents ne savent plus à quel saint se vouer.

 " Malgré la prolifération des centres de répétitions et la généralisation des cours de soutien, les résultats restent catastrophiques dans les disciplines où l’on fait le plus recours aux répétiteurs : maths, physique et français. " 

"On n’est qu’en début d’année (septembre 2011). Et déjà, mes parents ont décidé d’engager trois répétiteurs en maths, physiques et SVT. Je ne peux même plus  visionner… ". C’est le témoignage de  Marie K,  élève dans un lycée de Yaoundé. Ses parents débourseront 150 000F tous les mois, pour faciliter sa réussite au bac et à la faculté de médecine de Yaoundé. A Douala, dans un centre de répétitions tenu par des étudiants, des élèves payent 3000F. Dans des collèges privés, en plus de la pension, les parents doivent verser 5000F (ou 10000F) pour des « travaux dirigés». Pendant les vacances, des élèves sont encore sollicités à l’instar de  Jude P, élève en 2nd C dans un collège confessionnel de Yaoundé. Il passe normalement  en 1ere C avec 14/20, mais la direction lui a prescrit un CVO (cours de vacances obligatoires), pour un montant de 15500F.

Pourquoi une telle prolifération des cours particuliers?  A qui profitent ces cours ? Qu’est ce qui justifie  l’engouement des  parents qui les sollicitent ? Le soutien scolaire contribue t-il à l’amélioration des performances des apprenants ? Voici de grandes questions qui ne sont pas encore élucidées.


1. Les parents sont les premiers demandeurs des cours supplémentaires

Des études ont montré que les parents d’élèves sont  les principaux initiateurs du soutien scolaire à la maison et à l’école. Ce n’est pas nécessairement du fait des mauvaises performances ; parfois, c’est un souci de renforcer les compétences d’un enfant, dans un environnement marqué par une grande compétitivité. Beaucoup de parents souhaitent que leur enfant entre dans une grande école ou s’inscrive  dans une université de renom. Or dans ces institutions, la note du bac est prise en compte dans les critères de sélection. Par exemples, pour les  concours (2012) des ENS de Yaoundé et Maroua, on peut lire sur les formulaires d’annonce : écrit (60%), oral (10%) et note scolaire (30%).

  Cette attitude des parents est bien observée dans tous les pays. Sur le site www.lebon-prof.com un spécialiste affirme : « Pour les collégiens, les cours payants viennent répondre à une faiblesse ou grande faiblesse dans la discipline (mathématiques le plus souvent). En revanche, parmi les lycéens, 25% sont de « bons » élèves pour lesquels le cours particulier s’inscrit dans une stratégie d’excellence orientée vers un parcours d’études supérieures plus exigeant. L’initiative des cours revient rarement aux enseignants ; elle émane davantage des parents mais aussi des enfants eux-mêmes (23% au collège, 40% au lycée). Ces parents appartiennent à une catégorie sociale plus favorisée – enseignants, cadres, chefs d’entreprises, commerçants ; ils souscrivent des cours payants soit par manque de temps, soit parce qu’ils se sentent dépassés par le programme de la discipline. Les enfants qui suivent leur scolarité dans l’enseignement privé sont aussi plus nombreux à suivre des cours privés payants. Les cours payants sont rarement dispensés par l’enseignant habituel de l’enfant. On recourt plus souvent à un étudiant (34%), à un autre enseignant (31%) ou à un organisme privé (21%) ».

Ici au Cameroun, sous l’initiative de PEDACONSEIL(groupe de recherche et d’accompagnement psychopédagogique basé à Douala), nous avons effectué, entre octobre 2011 et février 2012, une série d’enquêtes à Douala, Ekité et Bafoussam.1500 élèves ont été interrogés. Douala arrive en tête : pour les élèves des séries scientifiques, 45% suivent des cours en maths, PCT ou SVT ; en série littéraire, 23 %  suivent des cours en Anglais, maths ou philo. Suit Bafoussam où les taux sont plus bas : 32% et 15%. Vient enfin Ekité où les taux sont de 18% et 7 %. Le nombre d’élèves qui sollicitent des cours particuliers reste tributaire du  pouvoir d’achat des parents. Cela s’observe bien dans la ville de Douala où les enfants issus des milieux les plus défavorisés (Bepanda, Bonaberi, Ndogpassi,) suivent les cours proposés par les enseignants de leurs établissements respectifs ou par des répétiteurs privés évoluant seuls ou en association ; les cours sont dispensés par des étudiants et des jeunes enseignants inexpérimentés ; les prix varient entre 3000 F et 30000F. Pour les enfants venant des familles moyennes ou riches (Bonapriso, Bonamoussadi, Makepe, Logpom), ils sont pris en charge à domicile et les couts sont plus élevés : entre 35000F et 150 000F.

 Au cours de nos conférences, nous avons échangé avec des milliers de parents sur le sujet. Ceux-ci avancent trois principales raisons pour justifier leur propension à recourir aux répétiteurs: indisponibilité, manque de confiance vis-à-vis des enfants et défaillances du système éducatif.

2. Des chefs d’établissements promoteurs des cours de soutien et de vacances, au mépris de la réglementation et dans des conditions pédagogiques très contestables

Depuis une dizaine d’années, des responsables éducatifs (en grande majorité ceux du privé) ont institué des  « travaux dirigés ».Selon eux, ce système permet de relever le niveau des apprenants. Le phénomène a connu une croissance exponentielle depuis que l’Office du bac du Cameroun (OBC) publie les classements des établissements aux examens dont il a la charge. Ces classements qui ont pour unique critère le taux de réussite. En fait, ceux qui pratiquent ces " cours bis " essaient d’imiter (mal) les  établissements privés confessionnels, pionniers en la matière. Citons  le cas particulier du collège Vogt de Yaoundé, classé no1 du palmarès 2012. Dans ce collège, on a créé une cellule d’accompagnement scolaire pour les élèves en difficulté. Les parents sont très sollicités et s’impliquent effectivement dans le suivi. Au mois d’octobre, après les premières évaluations, les élèves en difficulté (même dans les classes intermédiaires) sont écoutés, rassurés et répartis en groupes de travail, en fonction de leurs difficultés. En fin d’année, des stages de vacances sont organisés et sanctionnés par un examen de rattrapage. Il n’ya pas de soutien scolaire le mercredi après-midi. Le dispositif d’accompagnement est bien pensé, planifié et régulièrement évalué. Et les résultats suivent.

Par contre, dans presque tous les autres établissements scolaires (ceci est vrai même pour certains collèges confessionnels), c’est tout sauf du soutien scolaire :

-        Dès la rentrée, les parents doivent verser 5000 ou 10000F pour les travaux dirigés(TD) ; ces TD qui font pourtant partie intégrante du travail des enseignants ;

-        Les cours sont destinés aux élèves des classes d’examens ; on n’identifie pas les difficultés des apprenants ; il n’existe pas de groupes de travail ; l’aide psychopédagogique n’est pas prévue ;

-        Tous les élèves de la classe sont concernés, ce qui permet de maximiser les profits financiers;

-        Les TD sont  programmés les mercredis après midi et les samedis;

-        Il n’existe pas un examen de rattrapage en fin d’année.

Chers éducateurs, programmez (lorsqu’il est nécessaire) des cours de rattrapage à la place de vos TD. Les  programmes et rythmes scolaires sont déjà assez surchargés au Cameroun. Malgré le fait que les TD s’avèrent improductifs, vous persistez à les organiser pour des raisons évidentes. Apres cinq années de TD sans succès un principal nous confia : " Je suis très déçu. Cette année, nous comptons  expérimenter un nouveau système de TS (travaux supplémentaires) ". De grâce, écoutez ceci ! Les résultats sont décevants parce que vos élèves étudient mal, dorment peu et ne se reposent pas ; ils ne fréquentent pas les bibliothèques ; ils sont privés de détente et ne peuvent pas exprimer leurs talents dans les domaines sportifs.



3. A qui profitent ces cours ?

Les cours de répétitions profitent d’abord aux parents. Apres avoir acheté les fournitures scolaires, payé la pension (obligatoire) et trouvé (en plus) un répétiteur, on peut tranquillement vaquer à ses occupations et attendre paisiblement le résultat.

Ensuite, les enseignants estiment que ces cours sont salutaires pour les élèves. Ils en veulent pour preuve le fait qu’eux-mêmes sollicitent ces services pour leurs propres enfants. En tout cas, même si les résultats sont (généralement) décevants, il ya une certitude : les cours de répétitions, de vacances ou de remise à niveau permettent aux enseignants d’arrondir leurs fins de mois.

Enfin, chez les élèves, les avis sont mitigés. Certains pensent que leurs résultats se sont améliorés grâce aux cours privés. Prés de 30% affirment avoir refusé un répétiteur. Mais, la majorité n’a pas de choix. Suivez plutôt ce témoignage : "  Je fais des répétitions  en maths et physique, dans mon établissement  lundi, mardi, jeudi et vendredi de 16h à 18h ; lorsque j’arrive à la maison vers 19h je suis très fatigué ; je ne peux plus étudier. Au  1er cycle, j’étais parmi les meilleurs de ma classe ; depuis 2ans, mon niveau baisse.» Ebenezer N, 1ere D. D’autres pensent qu’il faut privilégier le travail personnel et recourir à un spécialiste lorsque cela est nécessaire. C’est l’avis de Cyntia P. qui vient d’obtenir son baccalauréat C avec mention BIEN : « Avant, j’avais des répétitions cinq fois par semaine. Cela ne me permettait pas de développer mon travail personnel ; je dormais parfois à 24h, il m’arrivait de me lever à 3h; le consultant (PEDACONSEIL) a planifié mon travail et a réduit mes jours et heures de répétitions…Ce qui m’a permis de mieux étudier et de bien me reposer. En classe, j’ai progressé de 8 /20 en maths (et physique) à 14/20. Au bac, j’ai confirmé mes performances.". 

Cela nous amène à interpeler les parents d’élèves. Nous avons mené une enquête dans la ville de Douala : 86% des élèves (1ere&Tle) n’ont pas un emploi de temps personnalisé, 77% dorment mal (ils étudient à des heures tardives), 95% ont un téléphone portable. A la veille des contrôles, ils passent pratiquement des nuits blanches. Ce qui a de graves conséquences sur leur attitude en classe : somnolence et fatigue pendant les cours, faible concentration lors des évaluations.

Le résultat est sans surprise : malgré la prolifération des centres de répétitions et la généralisation des cours de soutien, les résultats restent catastrophiques dans les disciplines où l’on fait le plus recours aux répétiteurs : maths, physique et français. Dans le cas précis des mathématiques, le taux de réussite au BEPC qui était de 10% en 2010 s’est effondré en 2012 : sur  un échantillon de 2504 candidats, l’on a enregistré seulement 87 moyennes (03,47%). Les échecs en mathématiques, constituent« une tragédie » comme  le relevait pour le déplorer l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade (2009). Les données recueillies auprès des enseignants de français montrent que les taux de réussite en dictée aux BEPC 2011 et 2012 sont proches de ceux enregistrés en mathématiques. Sans aucun doute, il ya un gros problème en français et en mathématiques chez les élèves du CM2 et du premier cycle. Ce qui doit nécessairement  préoccuper les autorités en charge des Ministères de l’éducation au Cameroun. Lorsqu’on prône la « promotion collective » sans l’entourer de mesures d’accompagnement (comme on l’a fait au Canada), lorsqu’un élève de sixième peut, chaque année, changer de bulletin et se retrouver en classe de troisième, cela pose un problème. De même, on doit questionner le mode de recrutement des élèves dans les lycées du Cameroun : doit-on maintenir le système d’ étude de dossier  ou plutôt instaurer des tests de recrutement pour tous ?



4. Voici quelques avis de spécialistes. Une école informelle ne peut pas sortir un pays de l’impasse.

Contrairement aux parents, la plupart des experts doutent de l’efficacité des cours particuliers(en dehors du cadre scolaire). L’argument avancé est que ces cours sont conduits par des acteurs non professionnels. En 2009, Emmanuelle Bastide invite au débat, dans l’émission L’école des savoirs, des sociologues et des inspecteurs de l’éducation. Sur le site ecoledessavoirs.blogs.rfi.fr, on peut lire cet extrait : " Si l’école dans votre pays fonctionne moyennement bien, s’il ya souvent des débrayages, si les enseignants sont souvent absents, si la rentrée commence en retard, alors investir dans un répétiteur peut palier une carence, limiter les dégâts…Plusieurs études en France et à l’étranger ont montré que le soutien scolaire n’augmente les notes que de 1 ou 2 points. Décevant. Aucun élève ne devient un crack en maths, à coup de répétiteur privé. Certes l’élève très moyen, peut parvenir à un niveau honorable, l’élève en difficulté peut espérer ne pas couler. Mais l’enfant en grande difficulté, demeure en difficulté…".

Nous partageons ce point de vue. En effet, une école (ou une économie) informelle (mal organisée et mal structurée) ne peut pas sortir un pays de l’impasse. Selon de nombreux chercheurs, l’absence d’un soutien scolaire officiel conduit par des professionnels  ouvre la porte à toutes sortes de pratiques  pouvant contribuer à dévaloriser le système classique  et  à accentuer les inégalités sociales.

Pour rattraper son retard dans le domaine de l’accompagnement éducatif, la France a mené une série de réflexions. Des stratégies particulières ont conçues pour accompagner les élèves issus des milieux les plus défavorisés. C’est ainsi qu’en 2007, le conseil économique et social propose de développer l’accompagnement scolaire dans les écoles  en intégrant l’aide aux devoirs dans le travail des enseignants, dans un partenariat avec les ministères, les associations et les collectivités territoriales. Avant cette date, beaucoup de travaux  avaient déjà été réalisés. On peut citer l’excellent rapport (151 pages), le travail des élèves pour l’école en dehors de l’école, commis en décembre 2004 par le sociologue Dominique Glasman, sur la demande du Haut conseil de l'évaluation de l'école. Dans d’autres pays tels que le Canada, la Suède et la Finlande,  l’accompagnement scolaire fait ses preuves depuis longtemps.

Concernant les cours (et plus généralement les activités) de vacances, les avis sont partagés. Certains spécialistes  penchent pour la diversification de l’offre de formation : sport, musique, peinture, informatique, langue maternelle, etc. D’autres, par contre, soutiennent qu’une aide scolaire ciblée peut combler les lacunes d’un élève faible ou donner un coup de pouce à un autre (par exemple celui qui prépare un concours). Selon eux, il est nécessaire d’envisager un soutien scolaire à un élève qui change de cycle : CM2 en sixième, troisième en seconde, secondaire au supérieur. Dans son rapport, D. Glasman fait état d’un dispositif, en Ecosse, qui a permis d’aider, pendant les vacances, des élèves sortant du secondaire à franchir le pas vers l’enseignement supérieur. Il souligne un autre dispositif qui a permis aux élèves (mauvais lecteurs en fin de première année) d’une école américaine d’améliorer leurs compétences en lecture.(p135). Dans ce rapport, on peut lire : " A certains enfants, ceux des milieux les plus favorisés, (le temps des vacances) permet de bénéficier à  temps plein de leur environnement plus favorable et d’activités parfois en apparence peu scolaires, qui renforcent leurs compétences ; à d’autres, il fournit l’occasion de s’atteler à un véritable travail, assez structuré, fortement encadré, qui doit conduire au minimum au maintien des acquis scolaires. ". (p 139).

Nous pensons qu’il revient à chaque  parent d’opérer le bon choix dans l’intérêt de son enfant. Il peut, en fonction du contexte, proposer à l’enfant des activités conviviales et ludiques et de petites tâches scolaires. Pendant les vacances, certains élèves apprennent un petit métier. D’autres optent pour un stage. D’autres encore préfèrent  les voyages (au village ou à l’étranger). Dans tous les cas, les psychologues conseillent aux parents d’impliquer leurs enfants dans le choix des activités.



5. Et que fait l’Etat face au phénomène des cours de soutien ?

Jusqu’en 2012, les autorités du MINESEC avaient un seul credo : pas de cours de soutien, pas de cours de vacances dans les établissements scolaires. Particulièrement à Yaoundé et à Douala,  les Délégués régionaux(DR) se sont toujours employés à faire respecter à la lettre  la position de la hiérarchie. Nous avons  souvenance  de cette correspondance du 2 janvier 2009 où le DR du centre de cette époque mettait en garde les chefs d’établissements. Malheureusement, toutes ces mises en garde sont restées lettre morte : dans ces deux villes se déroulent à ciel ouvert des cours de soutien et de vacances.

En mars 2012, le gouvernement décide (enfin) de se saisir de ce problème. Dans la feuille de route du Ministère des enseignements secondaires signée du 18 mars, on peut lire : « Pour l’année 2012, compte tenu  des missions et orientations qui lui sont assignées par le Chef de l’Etat, le Ministère des enseignements secondaires a arrêté deux programmes d’intervention majeurs :…Ces deux programmes se déclinent en treize(13) actions prioritaires ci-après :…L’expérimentation des cours de soutien scolaire… ». 

Nous saluons cette innovation qui montre bien que, malgré les pesanteurs administratives et l’immobilisme qui caractérise certains responsables, le gouvernement reste à l’écoute des propositions émises par des techniciens. Toutefois, nous pensons qu’il faut éviter de naviguer à vue. Allons-nous concevoir un soutien scolaire adapté à notre environnement ou voulons-nous importer un soutien venu d’ailleurs ? Quel sera l’impact du soutien scolaire dans une classe à effectifs pléthoriques ?  Peut –on envisager un soutien scolaire productif dans un contexte où de nombreux  élèves n’ont pas de manuels scolaires ? Où les enseignants (lorsqu’ils existent) et les Inspecteurs travaillent dans des conditions les plus déplorables ? Quel type de soutien scolaire allons-nous bâtir dans un pays où le système éducatif reste centralisé (pas d’académies régionales) ? 

Toutes ces questions méritent réflexion et débat. Par ailleurs, lorsque le Chef de l’Etat dit que nous devons imiter l’exemple des pays émergents qui « ont commencé par mettre sur pied un système éducatif  performant »,cela est parfait. Mais, les spécialistes ont le devoir de dire la vérité: les pays émergents ont bâti leur système éducatif sur trois piliers à savoir  leur langue, leur culture et les sciences. C’est pourquoi, de nombreux intellectuels affirment qu’il est urgent de repenser le système éducatif camerounais qui comporte de nombreuses tares sur le plan structurel. Tous pensent qu’il faut changer de cap et bâtir notre propre modèle de formation qui s’enracine dans nos valeurs culturelles, revalorise nos langues et forme des citoyens capables d’impulser le développement. C’est d’ailleurs ce que nous soulignons dans une publication  « Baisse de niveau : une réalité ou une vue de l’esprit ? » parue dans L’ACTU du 6 et 13 aout, et LE  MESSAGER du 7 aout.

Pour conclure, l’accompagnement scolaire (au primaire et au secondaire) peut, à notre avis, contribuer à réduire les redoublements et les échecs scolaires. Tout pays moderne qui veut offrir une égalité de chances à tous ne peut ne pas intégrer ce dispositif dans son système éducatif. Dans les pays où il a été  pensé et planifié, ses effets s’avèrent positifs et durables. Au Cameroun, les chercheurs doivent continuer à mener des réflexions sur le sujet. Et, pour que la belle initiative gouvernementale d’expérimenter le soutien scolaire ne se transforme en un projet foireux, il ya deux préalables indispensables : l’amélioration des conditions de travail des enseignants et l’accélération du processus de décentralisation (académies régionales). 


Par Emmanuel NKUNKE NGOUABA,  Inspecteur pédagogique régional de mathématiques- Directeur de PEDACONSEIL



 

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